Discographie
Requiem. Jean Gilles
Vêpres Vénitiennes. Porpora, Vivaldi
Con voce festiva. Scarlatti
La Passion selon St-Matthieu. J.-S. Bach
Requiem. Jean Gilles
La sélection d'Ut Mi SolSurtout à ne pas manquer, la superbe interprétation du Requiem de Gilles avec l'Orchestre Les Passions, le Choeur de Chambre Les Éléments sous la direction de Jean-Marc Andrieu. Une superbe lecture de grande classe (distribution Harmonia Mundi).
Marc Laborde, Ut Mi Sol, Janvier 2009
Jean Gilles. Messe des morts. Cantate Jordanis Incolae. 5 diapasonsJean-Marc Andrieu, qui a établi sa propre édition à partir de trois manuscrits, s'intéresse à l'état original de l'œuvre comme hier Joël Cohen (Erato). Il n'impose aucun dolorisme à cet office des morts, et pas plus la tendresse harmonieuse (ramiste ?) d'Herreweghe : le geste est direct, sobre. Les dimensions réduites de l'orchestre (neuf cordes) et du chœur (4/3/3/3/3) facilitent les échanges avec le quatuor de solistes. On saluera l'expression fine de Bruno Boterf et la noirceur éloquente d'Alain Buet dans l'Offertoire (Domine Jesu Christe).
Henri de Villiers, Diapason, janvier 2009
Requiem de Jean Gilles, Muse d'orLes Passions s'avèrent plus énergiques que passionnées, démonstratives sans excès, avec des articulations élégantes et précises. Les parties sont espacées, renforçant l'impression d'une texture ample mais aérée due à une écriture à quatre parties (et non cinq). La lumière d'Italie se faufile souvent, souriante et sereine, insouciante et légère. Ce Requiem n'est pas un sombre hymne de déploration empli de souffrance et de désolation mais un message d'espoir, qui sait habilement trouver le milieu entre un grand motet de concert goûté par les spectateurs du Concert Spirituel, et une interprétation liturgique plus grave. (...)
Là encore [dans le motet Cantate Jordanis Incolae], et de manière subrepticement plus franche que dans le Requiem, Jean-Marc Andrieu installe avec générosité et franchise un climat aquarellé à chaque mouvement, caractérisant chacune des sept parties du motet, jouant sur les contrastes amenés sans brusquerie.
En définitive, et en dépit d'une discographie bien fournie, Jean-Marc Andrieu a su livrer une version de référence, vive et équilibrée, de l'opus magnum de Gilles, qui trouvera sans hésitation sa place dans toute discothèque baroque qui se respecte.
Viet-Linh Nguyen, musebaroque.fr, décembre 2008
Jean Gilles : Une pulsation incantatoireCar le plus intéressant dans ce CD, c'est bien sa magnifique perception et réalisation musicale.
(...) Le travail de Jean-Marc Andrieu pour nous rendre l'œuvre dans toute sa plénitude semble ici nous démontrer que la reconstitution historique n'est pas un travail d'archives, mais trouve sa justification dans l'interprétation d'une œuvre surprenante par l'énergie qui en émane ainsi, et renouvelle son écoute.
(...). Toutes les voix solistes sont bouleversantes. L'expressivité de ce quatuor est véritablement splendide : doloriste et lumineuse chez Vincent Lièvre-Picard, sereine chez Bruno Boterf, claire et rayonnante chez Anne Magouët, éloquente et sombre chez Alain Buet. Lorsque la mort survient, elle devient ainsi, une amie familière et généreuse nous offrant notre liberté. Le motet « Cantate jordanis incolae » est un chef-d'œuvre méconnu auquel Jean-Marc Andrieu par une direction habitée et dont la liberté est celle de la grâce, nous donne, ainsi que le quatuor vocal, ce qui est peut être le plus grand moment de ce CD. (...)Voici un CD splendide, une version de référence pour ce requiem et ce motet, qui méritaient les interprètes hors normes et flamboyants que nous avons ici.
Monique Parmentier, www.resmusica.com, 7 décembre 2008
(...) cette version se distingue par son juste équilibre entre la ferveur qu'appellent les circonstances et l'esthétique que suggère l'époque baroque. Andrieu a très bien mis en valeur les éléments rythmiques empruntés aux danses et une volonté illustrative que ne renierait pas l'opéra. Ce requiem avance d'un pas léger mais long, ce qui ne lui interdit ni l'éloquence (« Sanctus ») ni la gravité (graduel) naturellement soulignée par un diapason bas (392 Hz).
Philippe Venturini, Le Monde de la Musique, Décembre 2008
Vêpres Vénitiennes. Porpora, Vivaldi
Nicola Porpora : Vêpres VénitiennesThis delightful recording brings together motets and concerti by Vivaldi and Porpora written in Venice between 1726 and 1747. (...) Les Passions bring their impeccable high standards and musicality to all that they touch.
Brian Hick, The Organ, Mars 2008
Vêpres Vénitiennes
Déjà à l'origine d'un beau CD de cantates d'Alessandro Scarlatti (« Con voce festiva »), le flûtiste Jean-Marc Andrieu a cette fois imaginé la rencontre entre Porpora et Vivaldi dans un ospedale vénitien. Le second est représenté par deux concerti, l'un pour flûte et l'autre pour violoncelle, bien articulés, dans une prise de son qui donne une intéressante rondeur à un orchestre de belle tenue. (...) On retrouve dans ce programme les qualités déjà goûtées dans Scarlatti : la palette des expression, les lignes mélodiques maîtrisées, la sûreté des voix magnifiant le confort d'écoute. (...) Ce CD ravissant, à la hauteur de l'intelligence de son programme, est un jalon de plus dans la connaissance du passionnant Nicola Popora.
Vincent Borel, Classica Répertoire, Février 2008
Dernières minutes au pied du sapin de Noël
Nicola Porpora, Claude Debussy et un florilège de chansons
Joyeux Noël avec le disque de Jean-Marc Andrieu et son Orchestre baroque de Montauban : Les Passions. Pour moi le plus beau disque de musique sacrée de l'année et dédié à Nicola Porpora et à des Vêpres vénitiennes, pour lesquelles, un Concerto pour flûte à bec et un pour Violoncelle de Vivaldi servent d'Entre temps. (...) Ils déploient une palette de virtuosités, d'ornements en variations et harmonies absolument somptueux doublés d'une qualité de timbre et de phrasé incomparables.
Amalthée, Le commercial du Gard, 12 décembre 2007
Vêpres vénitiennes
En interprétant les partitions du compositeur, alors âgé de 58 ans, (né en 1686 à Naples), Isabelle Poulenard et Guillemette Laurens soulignent la science des vocalises, tout en respectant, qualité remarquable, l'articulation des textes sacrés. La tendresse de la première, exprimant l'intensité et la sincérité de la prière, le feu dramatique parfaitement ciselé, et aussi mesuré, de la seconde, s'imposent sans failles. Jean-Marc Andrieu précise les enjeux du travail effectué sur le plan de l'articulation et de la dynamique, valeurs clairement défendues dans cette vision médiane, entre théâtralité et intériorité, qui respecte ainsi l'idéal du "bon goût" dont a parlé Sand [...]. Le disque met en perspective les textes de Porpora avec les concertos de Vivaldi, pour flûte [...] et pour violoncelle, composés par le Pretre Rosso pour ses élèves musiciennes de la Pietà : l'engagement des instrumentistes des Passions met l'accent sur les notions de dynamiques et d'agilité fluide et naturelle qui reste la thématique esthétique centrale de l'album. Saluons la semblable ciselure rhétorique du violoncelle d'Étienne Mangot [...]. Sa compréhension du RV 410 impose un interprète fin et subtil dont la musicalité nuancée souligne combien Vivaldi fut bien le premier compositeur à éprouver et faire parler l'instrument comme s'il s'agissait du chant humain. L'album s'impose autant par la justesse de son interprétation que la valeur des partitions, ainsi révélées et mises en comparaison: après la mort de Vivaldi (à Vienne en 1741), l'oeuvre de Porpora montre le triomphe de l'esthétique napolitaine dans la lagune, comme elle a vaincu Haendel à Londres.
Benjamin Ballifh, www.classicnews.com, novembre 2007
Vêpres vénitiennes. Brillantissime lagune
Tandis que le soleil se couche sur la lagune, les premières notes joyeuses de ces vêpres vénitiennes font frémir la Sérénissime et ses fantômes. [...] ces œuvres brillantes sont à l'image de cette cité des Doges qui aimait par dessus tout, la virtuosité. Et reconnaissons, que Jean-Marc Andrieu et ses interprètes savent avec brio nous éblouir jusqu'au vertige, redonnant tout leur éclat à ces œuvres.
[...] Isabelle Poulenard aux aigus aussi purs que les facettes d'un diamant, fait preuve d'une grande sensibilité dans le Laetatus sum. Voix virginale, claire appelant à la joie les pénitents du soir. Quant à Guillemette Laurens sa belle voix rauque, passionnée et profonde sait nous émouvoir dans le Nissi Dominus. Toutes deux apportent à leurs vocalises toute la légèreté et le talent qu'exigent ces livrets.
Dans le Concerto pour violoncelle, Etienne Mangot sait faire chanter les cordes de l'instrument baroque. Couleurs, contrastes, folle énergie, voilà une bien belle interprétation et n'oublions pas Jean-Marc Andrieu qui dans le Concerto pour flûte, fait preuve d'une belle agilité. Le De Profundis de Porpora vous surprendra enfin par sa luminosité séduisante. La voix de Guillemette Laurens y donne une profondeur d'espaces infinis, qui nous entraîne dans une méditation bien loin des Enfers, par delà l'horizon des mers. Et lorsque cette dernière associe son beau timbre de bronze au timbre lumineux d'Isabelle Poulenard dans A custodia matutina, le soleil fait resplendir les canaux dans une aube éblouissante. Voici donc un très beau CD pour des œuvres d'un baroque plus "tardif", en quête du beau son, dont les interprètes savent souligner dans une belle énergie la précieuse délicatesse. Laissez-vous emporter par les nuits vénitiennes, elles ont quelques choses de véritablement hors du temps, brillantes et féériques.
Monique Parmentier, www.resmusica.com, 1er novembre 2007
Con voce festiva. Scarlatti
Octobre 2007. Sortie du disque Vêpres vénitiennes de Porpora
Isabelle Poulenard y déploie sa voix fraîche de colorature virtuose et Guillemette Laurens chante, avec l'intensité et l'habileté qu'on lui connaît, la partie grave des interventions solistes. [...] Jean-Marc Andrieu trouve les tempi parfaits et le relief sonore qui mettent en valeur la finesse des instruments anciens de son ensemble. Deux concerti de Vivaldi accompagnent Porpora. Dans le RV 108, Jean-Marc Andrieu joue lui-même avec grâce la partie de flûte à bec soliste, alors que le RV 410 donne à Etienne Mangot l'occasion de confirmer les qualités de son jeu et de son phrasé, à la fois léger, virtuose et sensible, au violoncelle baroque. Un très bel album qui donne envie d'en entendre davantage.
Serge Chauzy, www.classictoulouse.com, octobre 2007
Le bon Dieu ne répond pas
Et s'il est vrai que la musique peut me laisser perplexe, je dois reconnaître qu'elle est fort bien interprétée. Avec une grâce fraîche et presque naïve du côté du chef ; avec une légère langueur qui évoque bien des douceurs des jeunes filles des ospedali italiens. Andrieu joue d'un orchestre fin, presque suave et - pour le concerto pour flûte de Vivaldi, même si c'est hors-sujet d'une légère nostalgie, d'un voile mineur que n'ont peut-être pas - ou moins - les Italiens dans ce répertoire.
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Et puis il faut quand même que je salue aussi, bien bas, les deux prime donne qui jouent la carte du faste, des couleurs jetées en aplats virtuoses à la manière des grands fresquistes de la lagune. Isabelle Poulenard a le timbre comme un grand ciel ouvert de Tiepolo avec ses envolées de nuées et, encore, bien de la ressource dans l'émotion et dans l'abattage. Quant à Guillemette Laurens, très solide dans son Nisi Dominus, elle éclate surtout dans le De Profundis, galantissime - voir son « Si iniquitates Domine ». Là elle rafle la palme de l'italianità
Benoît Berger, www.forumopera.com, octobre 2007
Con voce festiva. R9 de Classica Répertoire
Le choix, par Jean-Marc Andrieu, d'enregistrer dans la chapelle Saint-Jean-Baptiste de Toulouse donne une réverbération sensuelle, particulièrement appréciable dans le délicat Concerto en la mineur pour flûte à bec, ou dans la douce cantate Clori mia avec solo de ce même instrument. Il faut aussi louer le choix d'un programme mariant œuvres solaires, virtuosité des concerti et cantates intimistes. Chacune est restituée par une Isabelle Poulenard qui, à chaque syllabe, démontre sa compréhension innée de la poésie baroque. Quelle science du récitatif ! quelle palette de couleurs et d'expressions ! La perfection de sa ligne de chant et la sûreté de sa voix offrent un confort d'écoute qui magnifie l'art de Scarlatti. La trompette très sûre de Serge Tizac et la flûte habile de Jean-Marc Andrieu, à la tête d'un ensemble baroque joliment nerveux et ductile, contribuent à faire de ce CD l'un des plus intéressants récemment consacrés au père de l'opera seria.
Vincent Borel - Classica Répertoire n°86 - Octobre 2006
4 **** du Monde de la Musique
"L'interprétation de la soprano Isabelle Poulenard contribue à cette réussite. Dans ce climax d'expression, elle réincarne littéralement les techniques vocales baroques au service d'une expression juste et d'une mélancolie touchante."
Jacques Amblard, Le Monde de la musique, juin 2006
La Passion selon Saint-Matthieu
La Passion selon St Matthieu
Le résultat artistique après trois concerts, à Montauban et à Toulouse ? A la mesure du défi lancé par ce musicien exigeant et obstiné. Samedi soir, peu après minuit à la Halle aux Grains de Toulouse les longs applaudissements qui accueillent Jean-Marc Andrieu et ses quelques 170 artistes témoignent de la réussite de leur ambitieuse entreprise musicale régionale (...) L'alliance entre ce qui se chante et la musique semble alors couler naturellement de soi comme les différentes interventions de voix solistes. Parmi elles, le ténor Gilles Ragon imposait un Evangéliste admirable de présence et de style pendant que Stephan Imboden conférait de l'autorité aux interventions de Pilate et Pontifex. Nous citerons aussi le joli soprano de Monique Zanetti, l'émouvant alto de Claire Brua, la basse soliste de Frédéric Caton interprète de Jésus.
Anne-Marie Chouchan, La Dépêche du Midi, 5 décembre 2000
Celui-ci [édifice musical] était "bâti" de main de maître par le chef de l'excellent Orchestre baroque de Montauban, Jean-Marc Andrieu : direction claire, efficace, expressive. Des sonorités , un élan, une ferveur capables de convertir les plus réticents à la musique baroque.
Jean-François Godchau, La Lettre du Musicien, 2e quinzaine octobre 2000
