Concerts 2008

 

Autres concerts

Traités comme des monarques par les Passions de Montauban

Les trois instruments, flûte, viole de gambe et clavecin s'accordent avec subtilité dans un programme de très belle et très rare musique. Aucune monotonie ne vient jamais, bien au contraire la variété des associations d'instruments et la différence de styles ont rendu ce concert passionnant. Chaque instrumentiste, lors des moments de mise en valeur, se révèlera être un prodigieux soliste.

Hubert Stoecklin, resmusica.com, 4 février 2008

Passions mystiques

Scarlatti, Pergolèse, deux compositeurs majeurs de la Naples du XVIII° siècle étaient proposés à l'écoute des auditeurs de la saison des Passions. Du premier, nous devions entendre un superbe Salve Regina interprété avec pénétration par nos musiciens placés sous la direction toujours rigoureuse de Jean-Marc Andrieu. Du second nous entendions avec plaisir le très célèbre Stabat Mater, ici joué avec une rare élégance et une précision tout à fait adaptée. Jean-Louis Comoretto, à la voix toujours souple, et Monique Zanetti, peut-être un peu en retrait, étaient les dignes solistes d'une soirée plebiscitée par un public conquis.

Marc Laborde, Ut Mi Sol, Janvier 2008

 

Interview de Jean-Marc Andrieu (Concert Magnificat et autres meslanges de Charpentier)

Magnificat et autres Meslanges

Jean-Marc Andrieu et son orchestre baroque Les Passions ont une affection particulière pour la belle Chapelle Sainte-Anne à l'acoustique idéale pour leur ensemble. La musique de Marc-Antoine Charpentier qu'ils ont décidé de si bien servir ce soir-là s'y sent particulièrement bien aussi.(...) Les trois chanteurs qui s'y illustrent, Vincent Lièvre-Picard (haute-contre), Sébastien Obrecht (ténor) et Jean-Manuel Candenot (basse) parviennent parfaitement à appréhender le caractère vivant et la théâtralisation savante de cette oeuvre. Jean-Marc Andrieu et son ensemble se montrent très rigoureux et très idiomatiques dans l'accompagnement instrumental. Ce sont également ma même rigueur et la même science musicale qui sont à l'oeuvre dans les sonates purement instrumentales et les autres motets qui ponctuent ce concert réussi. Le public aussi recueilli que connaisseur est comblé.

Jean-Félix Marquette, Ut Mi Sol, Janvier 2008

 

 

Requiem de Jean Gilles

Jean Gilles. Messe des morts. Cantate Jordanis Incolae. 5 diapasons
Jean-Marc Andrieu, qui a établi sa propre édition à partir de trois manuscrits, s'intéresse à l'état original de l'œuvre comme hier Joël Cohen (Erato). Il n'impose aucun dolorisme à cet office des morts, et pas plus la tendresse harmonieuse (ramiste ?) d'Herreweghe : le geste est direct, sobre. Les dimensions réduites de l'orchestre (neuf cordes) et du chœur (4/3/3/3/3) facilitent les échanges avec le quatuor de solistes. On saluera l'expression fine de Bruno Boterf et la noirceur éloquente d'Alain Buet dans l'Offertoire (Domine Jesu Christe).

Henri de Villiers, Diapason, janvier 2009

Richesse de la voix à la Chaise Dieu
Ferveur encore avec l'un des cinq Requiem que proposait le Festival, celui de Jean Gilles - trop rarement entendu-, servi cette fois par le chœur de chambre - majoritairement masculin - Les Eléments de Joël Suhubiette et par l'orchestre baroque Les Passions que dirige Jean-Marc Andrieu. Là encore, les deux formations font preuve d'un professionnalisme et d'une technicité sans faille dans une partition qui tente de se rapprocher au plus près de la version primitive. Profondeur, richesse harmonique et excellente tenue musicale de la part des interprètes firent grande impression.

Laurence Bresset, La Lettre du Musicien, Octobre 2008

Sylvanès à l'heure du grand siècle
Un intense et émouvant « Requiem » de Gilles, sous la direction de Jean-Marc Andrieu
Sous la direction précise et sensible du directeur musical des Passions, les interprètes ont donné à ce chef-d'œuvre de la musique baroque tout l'éclat et la magnificience que l'on pouvait en attendre. Un beau moment de grâce et d'émotion pour les 370 spectateurs, venus découvrir la beauté de cette œuvre, emblématique du grand siècle français.

La Dépêche du Midi-Aveyron, lundi 1 septembre 2008

Redescubrir, reescribir (Espagne)

La versión de Jean-Marc Andrieu fue cuidada y cuidadosa. Tras trabajar durante meses en las fuentes conservadas, sus elecciones musicológicas y su dirección nos presentaron una obra madurada, una obra que sirvió para justificar durante casi un siglo la gloria de Gilles. Tras estar tan familiarizados con la composición mozartiana, es siempre un placer oír el primer réquiem legendario del XVIII. Toulouse la ha hecho y en breve el resto de Europa se podrá sumar con la futura grabación.

Joseba Berrocal, Audio Clásica, Juillet 2008

TOULOUSE - Rencontres des Musiques Anciennes en Midi-Pyrénées. Odyssud

(...) el director de la Orquestra Barroca de Montauban, Les Passions, Jean-Marc Andrieu, quien comentó el extraodinario esfuerzo para la reconstrucción de esta partitura siempre discutida, y cuyo original manuscrito permanece oculto en los anaqueles de alguna iglesia o la misma catedral de Toulouse. La labor de Jean-Marc Andrieu ha sido muy seria y, dicho sea de paso, más coherente que la mayoria de las escuchadas hasta ahora. No hay aquí instrumentos de percusión, se han confrontado diversas fuentes, incluidas las de la nómina de intérpretes que permiten al director reconstruir una plantilla creíble. Muy atento estuvo el director, los solistas y el coro a la pronunciación y a la métrica prosódica, un tema este muy discutido en cuanto a su aplicación en según qué repertorios, y que alcanzó su punto álgido en Le Jeune, bastantes aňos atrás. (...)
Y es que la acústica de la catedral era bastante buean, sin exceso de reverberación, pero que dejaba el coro ser escuchado no como una amalgama sinon como un conjunto perfecto de cantantes. (...) Dieciséis cantantes, ni uno más, suficientes para deleitarnos y hacernos pasar un momento inolvidble y fama es bien merecida.

Francisco de Paula Sánchez, Cd Compact, Juin 2008

Passions in Toulouse (Grande-Bretagne)

Breaking tradition, Jean-Marc Andrieu, who had prepared his own edition for this concert, performed from the back of the nave, something that word extremely that then quietly reverberated around the rest of the space creating a pleasant ambience.
The orchestra played extremely well (...) A serpent added a certain amount of warmth to the woodwind sound. (...) All in all, a splendid concert, with a choir and orchestra that performed with passion and musicality, a (surprisingly) splendid venue and an early music festival to return to at the first opportunity.

Jonathan Wikeley, Early music today, Juin 2008

Sur les chemins de la musique ancienne

Jean Gilles' musical line is deceptively easy, both to sing and on the ear, but the cumulative impact is stunning. It is no wonder this was the favourite Requiem in the 18th century, used by Rameau and Louis XV among many. Jean-Marc Andrieu goes from strength to strength with Les Passions and the number of recordings are increasing rapidely.

BH, The Organ, Mai 2008

Toulouse retrouve le compositeur Jean Gilles
Avec Jean-Marc Andrieu et Les Passions... Raisonnables

L'interprétation de J.M. Andrieu et de son Orchestre en tous points magnifique, par un profond investissement à la musique nous a permis de comprendre toute la richesse inventive pour l'époque de la musique de Jean Gilles. Et ce Motet, serait heureux d'un enregistrement qui à juste titre donnerait envie d'en connaître davantage.
Sans se pencher à l'excès sur les réussites de son passé, il faut considérer que l'Orchestre baroque de Montauban possède un palmarès solide au charme persistant qui lui permet de remplir les salles. Ce qui en fait la stabilité, l'harmonie dans l'exposition convaincante de passions raisonnables. Et surtout durables.

Amalthée, Le commercial du Gard, 21 mai 2008

Jean-Marc Andrieu s'est tout d'abord affirmé en passant, avec talent et bonheur par l'interprétation de J.S. Bach et la Passion selon Saint-Mathieu en Province à des gens du crû. Ainsi pour faire entendre et se faire entendre comme alchimiste musical de musique ancienne rien ne valait une entrée en matière qu'ont recherché tous les maîtres de chapelle. Un départ en douceur à partir de la ville de Montauban. Il y crée un orchestre auquel le nom de la ville demeure attaché avec fierté. Montauban : la ville d'Ingres. Ingres et le fameux Violon, celui que nous portons en nous depuis lors pour nos moments de loisirs.

Amalthée, Le commercial du Gard, 14 mai 2008

De Monteverdi à Jean Gilles, à Toulouse

Pour la clôture de ces rencontres, Jean-Marc Andrieu avait préparé l'orchestre baroque de Montauban, Les Passions, et le chœur Les Éléments pour l'exécution du Requiem de Jean Gilles. Lequel, maître de chapelle de la cathédrale Saint-Étienne de Toulouse, se réserva l'étrenne de cette messe des morts, exécutée pour la première fois en 1705 à ses propres funérailles. Jean-Marc Andrieu en livre ici une interprétation dont se dégage une ferveur exceptionnelle, provoquant l'émotion du public qui emplissait la cathédrale de Toulouse parcourue par un vent glacial. A la beauté des interventions des solistes et du chœur répondait les passages instrumentaux ciselés avec beaucoup de délicatesse. L'interprétation de cette messe fut si inspirée qu'on pouvait croire que Jean-Marc Andrieu célébrait le service funèbre du compositeur lui-même - inhumé dans la cathédrale.

François Andremare, La Lettre du Musicien, Mai 2008

Le Requiem en son écrin

Jean-Marc Andrieu, à la tête de son orchestre Les Passions au grand complet, s'était assuré pour l'occasion du concours du Chœur de Chambre Les Eléments fondé par Joël Suhubiette. Une association qui fonctionne à la perfection dans ce répertoire si bien maîtrisé par les deux phalanges et que Jean-Marc Andrieu pratique avec intelligence et sensibilité. Le chef des Passions aborde cette « berceuse de la mort » (comme on qualifiait parfois un autre Requiem célèbre, celui de Gabriel Fauré) avec un sens aigu de la rhétorique baroque. Les choix des phrasés, celui de la prononciation française du latin procèdent de la connaissance profonde qui est la sienne de ce répertoire. Il y apporte en outre une ferveur tranquille qui nourrit et humanise le propos, grâce notamment à la respiration des larges phrases mélodiques. Lire l'article en entier...

Serge Chauzy, classictoulouse.com, avril 2008

A la mémoire de Jean Gilles

Le geste de Jean-Marc Andrieu à la fois précis et ample mesure les points d'intensité d'une partition qui surprend par sa souveraine sérénité, et à l'orchestre, par une recherche constante de couleurs. (...). Mais l'attention du chef saisit tout autant les épisodes pleins d'espoir (Et lux perpetua), les rythmes dansés (Kyrie I), ce lyrisme plein de vie et d'active ferveur qui fonde l'art du grand Gilles. Le directeur des Passions a choisi, en l'absence de la partition originale, une lecture dépouillée des ajouts "à la mode du jour" dont l'oeuvre a été affublée tout au long de ses nombreuses reprises (pas de carillon).(...) L'approche s'appuie sur un travail minutieux de comparaison des manuscrits connus (copies conservées à la Bibliothèque Nationale, à la Bibliothèque de Bordeaux, et manuscrit privé lyonnais). (...) L'aboutissement est convaincant, rehaussé moins par la tenue très honnête des solistes que les vagues puissantes du choeur, visiblement électrisé par la ferveur de la partition. Lire l'article en entier

Alexandre Pham, classiquenews.com, 12 avril 2008